Si tout le monde, en même temps, regarde à la ronde, même en n'étant pas regardant, on s'aperçoit qu'ils en ont plein la vue et que tout le monde se voit.
La vision de tout ce monde qui se regarde, en une œillade circulaire, me remplit d'effroi, moi qui fais tout pour ne pas être vu, je dois donc me cacher à leur vue.
Si tout le monde, en même temps, baisse les yeux, toujours en n'étant pas regardant, on ne s'aperçoit pas que tout ce monde ne se voit pas, et n'en a pas plein la vue.
La vision de tout ce monde, qui ne se regarde pas, en une absence d’œillade circulaire, me remplit de joie, moi qui ruse pour ne pas être vu, je n'ai pas me cacher à leur vue. (1)
Je ne suis pas regardant, mais lorsqu'il s'agit de l'acuité des regards, là, je ne transige pas, il me faut, surtout, des regards fuyants, me scrutant.
Être à la vue de tous m'oblige, timidement, à baisser les yeux, mais, malgré tout curieux, je les regarde en clignant des paupières avec mon regard fuyant.
Regarde, me disent les passants, tu vois, nous te regardons droit dans les yeux, alors je m'enhardis et, pour être bien vu dans le monde, je les regarde les yeux dans les yeux.
Mais mon regard de glace leur tire des larmes de crocodile, aux malheureux.
Mais mes yeux bleus, des yeux d'amoureux, devraient les voir me regarder avec bienveillance.
Non, puisqu'ils évitent mon regard et en une œillade circulaire, retords, ils regardent, le regard fuyant, à la ronde pour voir qui ne me regarde pas.
Comme tout le monde se regarde, et qu'ils ne me voient pas, je vais, serein, de par le monde en regardant où me mènent mes petits pas ; sans me retourner pour regarder, à la ronde, s'ils ne me regardent pas.
Günther ZANNOR.
(1) : mise en garde : connaissant les vertus de l'humanité, vous les regardants tricheurs, je vous ai à l’œil et vous regarde du coin des yeux.
Collection ZANNOR.2016. « ELUCUBRATIONS et autres fadaises »
Auteur : zandernorbert
LE CHARIVARI DE L’INEXISTANT
Sur la chanson d’André CLAVEAU
Un p’tit Rien s’en va dans la campagne
un p’tit Rien s’en va de bon matin
on le voit filer vers la montagne
tchi tchi fou tchi tchi fou
Va-et-vient, plein d’entrain
en poursuivant son chemin . . .
Au détour du chemin menant au creux du vide intersidéral, le p'tit Rien bouscule
le vide impérial interrogeant le néant
« es-tu satisfait, ne ressens-tu rien », s'inquiète-t-il
si, réponds le néant, quelque chose me dit que se nourrir d'une accumulation de petits riens
pourrai me faire du bien, ce serait une bonne chose, l'air de rien.
Dans un paisible recoin de l'univers
le vide et le néant s'aimaient d'un amour tendre
ils procréèrent un petit rien
engendrer un p'tit bâtard de rien fait quelque chose, l'air de rien
on s'accorde qu'un rien non reconnu n'est rien, c'est connu, ce n'est pas bien.
Le plein de vide, ce n'est pas rien, l'air de rien
le plein de rien, ce n'est pas bien, c'est vide.
Dans ce vide, on y trouve trace d'un soupçon de presque rien
Comme une once de néant infini, et ça c'est déjà quelque chose.
Mettre un peu de rien dans du vide, ça, c'est quelque chose
c'est comme mettre quelque chose dans du plein : il déborde.
Être capable de reconnaître un atome de rien d'un autre atome de rien gambadant dans le vide
c'est confirmer son existence, mine de rien.
Avoir un léger vertige dans le néant, ce n'est pas rien
mais un intense vertige dans le vide, ça, c'est quelque chose.
Si tu es une chose, c'est que tu n'es pas rien
Peut-être, un presque rien, donc, une petite chose.
La chose demande au néant, vide-moi de mes riens
« rien du tout », répond le néant. Moi-même n'étant rien, comment veux-tu que je te vide.
Peut-on être une petite chose dans le néant ?
Oui, quelque chose me dit qu'une petite chose ressemblant à un petit vide peut emplir le néant.
Additionne un rien avec un autre rien,
cela aboutit à rien du tout
mais cela repose
puisque cela ne donne rien, donc, ne rien faire, c'est ne pas se fatiguer à se reposer.
Le néant est infini, le vide est infini, le rien du tout est infini
l'infini est un néant vide de rien, c'est son anéantissement.
Peut-on, se risquer à annihiler le néant, en y plaçant du vide, à l'aide de petits riens ?
Ce serait l'aboutissement et l'apologie du plein !
« On s'interroge », rétorque l'auteur.
« Ah, ces élucubrations me vident le cerveau qui s'emplit de néant ».
Laissant la fatigue d'un repos mérité s'installer,
j'abandonne mes neurones au silence du rien,
pour que cela me délasse et me fasse du bien !
Qui me rejoint ?
Günther ZANNOR.
Collection ZANNOR. 2016. « PARADOXES »
LA COMMERE.
Connue dans tout le canton
fière et auréolée de son renom
lequel la rendait satisfaite
d'être le héraut qui se prête
aux potins faire l'apologie
face aux gens hilares et réjouis
avec sa langue bien pendue
la commère fut confondue
la médisance s'installa
l'opprobre l'emporta
les sarcasmes allèrent bon train
répandus par les vilains
courroucé, son compère
œuvrant pour la faire taire
rapporta sur ses exploits
la vérité, triste en soi
par le Roi évincée
accablée et dépitée
n'être point la favorite
la laissa toute déconfite
n'avoir pas été, honorée
par ce rustre paltoquet
à la faible constitution
loin d'être un parangon
ce roi, cet arrogant
l'avoir mise au ban
de la société bien pensante
la laissa toute pantelante
son esprit et sa beauté
n'étant pas glorifiés
venger cette déconvenue
les commérages, porta aux nues
répudiée, haut et fort elle colporta
les secrets d'alcôves, qu'elle dévoila
pour crimes de lèse-majesté
elle fut, bel et bien, décapitée.
Moralité :
Aux mécréants, la médiocrité
la toute puissance... aux âmes bien née.
Günther ZANNOR.
Collection ZANNOR. 2023. "PÔESIES"
TIRER LE DIABLE PAR LA QUEUE
Au long de mon parcours sur cette Terre ingrate,
au sein de cette société perfide et scélérate,
j'ai toujours tiré le diable par la queue,
à l'encontre de mes espoirs et de mes vœux.
Contraint par les vicissitudes de ma vie,
jamais, assurément, je ne m'en suis sorti.
chemin faisant, je n'ai joint les deux bouts
mon refuge fut une vie, une vie de filou.
Au jour du jugement dernier, aux portes de l'enfer,
nouveau statut pour moi dont je ne saurai que faire,
évidemment, pour me venger de cet affront,
je tirerai, allègrement, le Diable par la queue, pour de bon.
Le plaisir retiré, sera-t-il à la hauteur de sa réaction,
j'attends, curieux et vengeur, explications et justifications.
Orgueilleux et imbu, pour assouvir ses méchancetés,
il fait subir contraintes et misères à l'humanité.
Il aura à s'expliquer, pourquoi, de mon vivant,
ainsi qu'à tous mes frères et sœurs, de tous temps,
l'on en fut réduit à tirer le diable par la queue,
obligés d'endurer une vie misérable, une vie de gueux…
Supplique :
Seigneur,
nous ne l'avons pas mérité,
absous nos péchés,
fait nous connaitre Ta Félicité,
pour l'éternité.
Günther ZANNOR.
Collection ZANNOR. 2023. ''DICTONS & MAXIMES REVISITES''.
» MIROIR ! «
Miroir, mon beau Miroir, de toi, je ne peux me passer
Miroir, tu joues de ton éclat, reflétant, ma singularité
Miroir, fidèle, jamais tu ne m'as trahi
Miroir, impartial, jamais tu ne m'as menti
Miroir, tu révèles sans fin l'élogieuse vérité
Miroir, dis-moi, ne serait-ce pas, pour me flatter ?
Miroir, en toi, je me mire et je m'admire
Miroir, pourquoi, en coin, ce sourire ?
Miroir, espiègle, me narguerais-tu ?
Miroir, sans toi, je me sentirais perdu
Miroir, non jamais tu ne m'as contredit
Miroir, tu embellis et sublimes ma vie
Miroir, je sombre dans l'allégresse à la vue de mon auguste reflet
Miroir, suis-je à tes côtés, dans ton monde inversé ?
Miroir, tu bois nos reflets dans tes profondeurs sans fin
Miroir, merci, si plaisamment, de me tendre la main
Miroir, mon reflet me voit-il aussi élégant que, moi, je peux le percevoir
Miroir, c'est gentil ainsi de me le laisser croire
Miroir, dis-moi, mon reflet a-t-il une âme ?
Miroir, sûr... n'a-t-il rien d'une abstraction infâme ?
Miroir, toi, depuis ton univers, comment me perçois-tu ?
Miroir, je l'espère, pas comme un fanatique imbu
Miroir, me renvoies-tu, loyalement, mon aura, mon écho ?
Miroir, rester objectif, toujours il te faut.
Miroir, si tu es le reflet de ma personnalité
Miroir, peux-tu, toi aussi t'angoisser ?
Miroir, as-tu également des états d'âme ?
Miroir, loin de moi, que je t'en blâme
Miroir, ressens-tu de nobles sentiments ?
Miroir, oui, comme moi assurément
Miroir, ami inséparable, mon alter ego
Miroir, mon complice... peut-être mon jumeau ?
Miroir, pour la vie, unis comme des frères siamois
Miroir, toi, tu seras moi et moi, je serai toi
Miroir, rien, en ce monde, pourra nous séparer
Miroir, mon beau Miroir, de toi, je ne peux me passer…
Günther ZANNOR
Collection ZANNOR (2020 02 01) Série : " Poésies ".

» EMOIS «
Toi ma douce, ma bien-aimée
sur tes lèvres, un, tendre, baiser
dans ma tête la farandole
agite mes sens et, m'affole
ton doux regard bienveillant
m'encourage en cet instant
à t'aimer et t'adorer
exalté par ta beauté
dans ma hardiesse, je te vole
une câlinerie un peu frivole
je t'effleure de ma main
un frisson parcourt tes reins
lascive tu te donnes
à mes caresses et, me pardonne
de mon audace et mon désir
de t'apporter tant de plaisir
tes rondeurs, déjà, m’affolent
et mon corps dans son envol
encore fébrile et palpitant
dans un ultime émerveillement
sur ton sein, je pose une main
et l'autre, sur tes reins
nos hésitants préludes
nous apportent la plénitude
en toi un léger frémissement
dans un suprême enlacement
on ferme les yeux, on communie
un seul élan nous réunit
on se comprend en partageant
la douceur de nos vingt ans
énamourée, tu t'offres à moi
j'en suis pantelant et plein de joie
paupières closes, tu t'abandonnes
en un ardant soupir, on fusionne
tous les deux à l'unisson
chavirés par nos passions
étourdis, dans l’ivresse de nos désirs
il nous faut les assouvir
nos corps encore haletants
nous envoient au firmament
ta douce chaleur contre mon corps
tes cheveux épars, couleur d'or
m'apportent sérénité par leur beauté
ton beau visage vers moi tourné
tu te loves contre moi
tout imprégnée de ton émoi
près de toi, je m'assoupis
bienheureux et assouvi
de tant d'amour partagé
réunis dans notre, complicité
lorsque nos sens s’apaisent
sur tes lèvres de braise
un fin sourire de contentement
me touche au cœur, en attendant
que, les yeux fermés, lascivement
tu me rejoignes dans mon néant
soudain, mes yeux s'ouvrent tout effarés
d'être seul à avoir . . . rêver
Où es-tu mon amour, ma bien-aimée
irréalité, pourquoi m'as-tu provoqué ?
nymphe éphémère, doux souvenir
en moi encore tout ce désir
aurai-je, un jour, ce fol espoir
en ce monde de te revoir
Oh ! voluptueux et sublime rêve
tu me hanteras sans trêve
pourquoi... pourquoi me tourmenter ?
pourrai-je un jour te sublimer ?
Soupirs...
Günther ZANNOR.
Collection ZANNOR. 2016. » POESIES « .
AU P’TIT COIN !
" Pardon, un instant, je vous prie, j'vais au " P'tit Coin ".
Je m'interroge, pourquoi : au p'tit coin ?
Pourquoi le P'tit Coin est-il toujours installé dans un petit coin, et non dans un simple coin.
Non, car si l'on marmonnait : " je vais au coin ", cela rappellerait de mauvais souvenirs, lorsque puni et humilié on portait le bonnet d'âne, visage face au coin, et si par malheur, l'envie te prenait de te retourner, tu te tétanisais face à ces hypocrites hilares qui de toi se gaussaient.
Sans conteste, l'on pourrait très bien installer le P'tit Coin dans un grand coin, un grand coin spacieux, qui pourrait recueillir nos soupirs d'aise.
Mais sûr, pourquoi perdre de la place et se sentir perdu dans de vastes espaces. Aurions-nous peur des échos et autres réverbérations ?
Un P'tit Coin, c'est plus intime, on s'y sent mieux face à soi-même, on s'y confine plus aisément, continuons donc, à l'évidence, à nous isoler au " P'tit Coin ".
Je ne suis pas loin de m'y complaire dans mon P'tit Coin, c'est un petit coin tranquille, calme et reposant, non, pas un de ces vulgaires recoins ordinaires, mais un vrai P'tit Coin.
Mon petit coin de paradis, le lieu rêvé où l'esprit s'évade en quête d'aventures. Même en fermant les yeux, on y trouve presque un petit coin de ciel bleu.
Loin de le trouver aux coins des rues, il est là, pour moi, tout près de moi, et, moi, j'ai besoin de mon P'tit Coin... à moi.
Mais attention, surtout écoutez toujours l'empêcheur de tourner en rond, car, prendre le temps de tourner en rond aux quatre coins du p'tit coin, on risque d'en oublier le principal.
Puisque je m'y sens bien, je m'emballe, et à tue-tête, je crie : " COIN-COIN "
Nos ancêtres, à Versailles, eux, allaient avec allant " sur le Pot ".
Pas au " P'tit Pot ", comme nous au " P'tit Coin ", mais un pot niché là discrètement dans l'embrasure d'un coin, sinon d'un misérable recoin.
Mais, ils auraient très bien pu installer le petit pot dans un P'tit Coin.
Mais non, ils avaient pour habitude de se réfugier dans un recoin sans aisance; un sourire béat au coin des lèvres, semblant, pour donner le change, regarder au loin avec un regard en coin.
Si leur " P'tit Pot " avait été au coin du feu, ils auraient été plus à l'aise, mais, près de ce coin beaucoup trop fréquenté, y auraient-ils trouvé la sérénité en toute quiétude ?
Sans lever le coin du voile, ma compassion pour leur inconfort me tire la larme au coin des yeux.
Mais j'ai découvert le pot aux roses, savez-vous que ces coquins se surveillaient du coin de l'œil, dans l'espoir de se le rincer.
Offusqué, aujourd'hui, on dirait " Ho ! les bâtards… au coin ! ", eux s'écriaient " Ho ! les manants… au coin, et sans tourner autour du pot ! ".
Sans vouloir noyer le poisson, et si l'envie leur prenait de tourner autour du pot, ils devraient, à mon sens, consulter l'empêcheur de tourner en rond, pour ne pas risquer d'en oublier le principal.
Autres temps, autres mœurs, gens du futur, comment ferez-vous ? (1)
Je vous le dis, ne changez rien, rien ne vaut un bon " P'tit Coin ", bien à soi et bien de chez nous.
Günther ZANNOR.
(1) : ( bien entendu : où, en quel lieu ? )
Collection ZANNOR. "ELUCUBRATIONS et autres fadaises "
Je m’appelle « FLAM «
Ceci est mon histoire, braves gens,
en des temps anciens, sur la terre ronde,
au-delà des mers et océans, de par le monde,
par monts et par vaux, était le « FROID »
il régnait, cruel, comme un roi
ce froid partout, enveloppait tout,
il nous rendait fous,
pas la moindre trace d'une petite chaleur
pour réchauffer les cœurs,
ni homme, ni animal ne connaissaient "LE CHAUD"
et subissaient, cet atroce fléau.
Cela est mon histoire, braves gens.
Je m'appelle "FLAM''.
Au pied d'une colline boisée
un jour de grande tempête, je suis né
ma mère "la foudre" mon père "l'éclair", amourachés,
sur un arbrisseau m'ont engendré,
le vent a attisé leur ardeur
depuis, être tout feu, toute flamme sera mon labeur.
Je suis "FLAM", le prince du feu.
Depuis ce temps, j'ai un dur métier
le monde entier me réclame
je me donne cœurs et âme
leur quête me stimule
tout le monde me bouscule
c'est vraiment un dur métier.
je suis "FLAM" la flamme et le feu.
Je saute, je vole de foyer en foyer,
mes semelles sont trouées,
de-ci de-là, je me précipite
partout, en même temps, on me sollicite,
à m'en rompre le cou
j'en perds la tête, je deviens fou.
je suis "FLAM" la flamme et le feu.
En Laponie ou Italie
en Amérique ou Australie
tout le monde me remercie,
je ne me laisserai pas abattre
la lassitude, je vais combattre
votre feu sera dans l'âtre.
Je suis "FLAM" la flamme et le feu.
Oyez bonnes gens :
ne soyez pas mon tyran,
vous me devez tout
préparez vos faitouts
je cuis les aliments qui donnent la bonne humeur
des petits et des grands, je réchauffe les cœurs.
Je suis "FLAM" la flamme et le feu.
Ici, une allumette, et la flamme jaillit
là, une chandelle s'allume et la lumière vit
là-bas, les lanternes éclairent le chemin
ailleurs, un poêle réchauffe sans fin
là-haut, flotte la montgolfière
de mes atouts, vous pouvez être fier.
Je suis "FLAM" la flamme et le feu.
Le bouillon siffle sa musique
la soupe mijote dans sa marmite
l'eau bout dans le chaudron
le lait se réchauffe dans les biberons
le pain est cuit au feu de bois
tout cela est de bon aloi.
Je suis "FLAM" la flamme et le feu.
Je ne peux m'arrêter, je suis votre obligé
pitié, pitié…j'aimerais me reposer
avant ce repos bien mérité
je me dois de déléguer
ma douce chaleur pour l'éternité
mon fils est tout désigné.
Je suis "FLAM" la flamme et le feu.
Un jour, j'ai rencontré un amour... passionné,
le hasard me l'a dévoilé,
au bord d'une cascade, une brume se formait
des embruns chatoyants virevoltaient
toutes ces gouttelettes au gré d'une brise légère
formaient un voile, une dentelle éphémère
avec un arc-en-ciel, incrusté
je fus subjugué par sa beauté,
et moi... "FLAM", amoureux, je suis tombé
de toute cette belle humidité,
humble et craintif
mais un brin impulsif
tremblant je me suis approché
approché pour l'embrasser,
malgré toute mon envie
mon ardeur, là, s'est refroidie,
pour chaque goutte d'eau que j'embrassais
ma chaleur s’étiolait
ma flamme s'est éteinte, mon feu s'est perdu
et depuis... pour toujours... mon repos est mon dû
je n'ai pu convoler, même un tant soit peu.
J'ai été "FLAM" la flamme et le feu.
Mes frères et sœurs, flammes et feux continuent à bruler
pour que vos foyers et vos cœurs soient réchauffés...
~ ## ~~
Günther ZANNOR.
