POMPEI.

Le Vésuve au souffle puissant
aux impalpables bouillonnements
étreint de sa cendre volatile
Pompéi, la morte-ville.

Les volutes incendiaires
s'insinuant dans nos chairs
la vie, au trépas s'abandonne
arrogante, la mort claironne.

Dans un désespéré et ultime élan
la mère protège son petit enfant
contre son sein le confine
le destin, cruel, les assassine.

Sous ce grand linceul de feu
et le courroux de nos dieux
du cratère, léchant les pentes
dévalent les nuées ardentes.

Sous les coups de boutoir du volcan en furie
martelés, en traître, il nous prend la vie
les lapillis, du ciel ont surgi, violemment
ensevelissant l'insidieux et suffocant néant

Fontaines, bassins et nymphées
vos belles eaux sont annihilées
les sources sacrées sont taries
nos offrandes votives englouties.

Vulcain, en colère, nous a bien punis
de toutes nos bassesses et perfidies
là, gisant, sous l'épaisse chape cendrée
pourrions-nous, un jour, être pardonnés ?


Günther ZANNOR.
Collection ZANNOR (2017 11 15). " Poésies"

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